le groupement d’intérêt scientifique (gis) études africaines en france

Présentation

Héritier du Réseau Thématique Pluridisciplinaire Études africaines, le Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) des études africaines en France a été créé afin de permettre une meilleure visibilité des études africaines en France et au-delà.

Cette structure se veut un lien entre l’ensemble des laboratoires et des chercheurs de ce domaine, en particulier les chercheurs isolés dans des unités dont la thématique est différente.

Le contexte

Les études africaines en France, bien qu’institutionnellement encore « jeunes » (création des premiers postes et groupes de recherche dans les années 1950), sont bien ancrées dans le paysage de la recherche française en Sciences humaines et sociales. Par ailleurs, l’Afrique est, depuis plusieurs années, au cœur de l’actualité et des préoccupations internationales. Les changements politiques, les mouvements sociaux et religieux, les revendications territoriales ont des répercussions bien au-delà des frontières des pays africains.

L’importance des études concernant le continent africain est donc évidente. Néanmoins, longtemps dominante de par l’histoire des liens ayant existé entre la France et l’Afrique, la recherche française est depuis quelques années largement concurrencée par les recherches internationales, notamment américaines. De plus, la relative dispersion des laboratoires, la multiplication des tutelles et le foisonnement des recherches thématiques ou disciplinaires ne facilitent pas la coordination des chercheurs ni leur visibilité internationale. Enfin, le risque de non-renouvellement de l’encadrement de la recherche est de plus en plus prégnant dans les différentes disciplines concernées (anthropologie, histoire, sciences politiques…).

Aussi, pour permettre une meilleure présence de ce champ d’étude français dans le monde, pour assurer une meilleure représentation auprès des tutelles et des pouvoirs publics, pour attirer de jeunes chercheurs vers nos domaines d’étude et améliorer leur insertion dans la recherche, le besoin se fait sentir de fédérer les différents laboratoires, de mettre en réseau les équipes et les chercheurs, de favoriser la diffusion de la recherche francophone et d’en améliorer la visibilité, enfin de proposer et encourager des actions concrètes.

Le GIS « Études africaines en France » se propose d’être cette plate-forme d’échanges et d’élaboration de projets novateurs. Les Parties signataires reconnaissent ainsi l’importance de développer la coordination, l’ouverture internationale et la promotion des activités des chercheurs et des unités de recherche en sciences humaines et sociales travaillant sur l’Afrique et ses diasporas. Elles entendent ainsi contribuer à la représentation et à la visibilité des études africaines auprès des pouvoirs publics en France et auprès des institutions européennes.

Objectifs du GIS Études africaines en France

– la coordination et la promotion des activités des chercheurs et des unités de recherche en Sciences humaines et sociales travaillant sur l’Afrique et ses diasporas,

– l’organisation et l’animation d’un réseau de recherches sur les études africaines articulé, en particulier, autour d’un site web (portail ; annuaire en ligne ; agenda des événements ; veille scientifique) et d’une rencontre nationale biennale des études africaines afin de dresser régulièrement l’état des lieux des recherches en cours,

– la mise en évidence des complémentarités et des synergies entre les chercheurs et les unités aussi bien ce qui concerne les disciplines, les terrains, les méthodologies et les thématiques étudiées,

– le renforcement et la coordination des relations scientifiques internationales et la facilitation de l’accueil des chercheurs africains et d’autres chercheurs étrangers,

– la préparation de réponses communes aux grands appels d’offres nationaux et internationaux,

– la diffusion et la valorisation de l’information scientifique (outils documentaires en ligne ; ressources électroniques ; revues) en particulier à travers la coopération avec les grandes bibliothèques générales ou spécialisées et les grands centres de documentation,

– une meilleure coordination de la communauté des spécialistes des études africaines avec les universités, les grands établissements d’enseignement et de recherche, et les grands organismes de recherche français (CNRS, IRD…) et étrangers,

– la valorisation des études africaines auprès des médias et du grand public,

– la sensibilisation des pouvoirs publics sur l’Afrique et les études africaines,

– le renforcement de la présence des études africaines dans les réseaux de recherche européens et internationaux.

Le Comité Directeur

  • Président : Jean-Paul Colleyn
  • EPHE : Odile JOURNET
  • Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne : Caroline MORICOT
  • INALCO : Nicole HEILY
  • Université de Michel de Montaigne, Bordeaux 3 : Patrick BAUDRY
  • Université Montesquieu, Bordeaux 4 : Daniel BOURMAUD
  • IEP Bordeaux : Yves DELOYE
  • Université de Poitiers : Frédéric BECQ
  • Université Nice Sophia Antipolis : Sylvie MELLET
  • Université de Paris Ouest, Nanterre La Défense : Thierry MEYER
  • Université de Paris Diderot, Paris 7 : Mme BEAUVAIS
  • EHESS : Jean-Paul COLLEYN
  • IRD : Flore GUBERT
  • Aix-Marseille Université : Nicolas MORALES
  • Université de Pau et des Pays de l’Adour : Jérôme LAFARGUE
  • Université d’Avignon et des Pays du Vaucluse : Bruno BERTHERAT
  • Université Vincennes-Saint-Denis, Paris 8 : Mme GAVARINI
  • CNRS : François-Joseph RUGGIU
  • FMSH : Jean-Pierre DOZON

Les membres du conseil scientifique

  • Amandine Spire, EA 4534 SEDET (Sociétés En Développement : Etudes Transdisciplinaires)
  • Marianne Morange, EA 4534 SEDET (Sociétés En Développement : Etudes Transdisciplinaires)
  • Marie-Aude Fouéré, IFRA Nairobi (Institut français de recherche en Afrique)
  • Jean-François Breton, IFRE 23 – USR 3137 CFEE Centre français des études éthiopiennes
  • Marie-Eugénie Laporte-Legeais, JURISCOPE
  • William Berthomière, Institut des Sciences Humaines et Sociales du CNRS
  • Fabienne Samson, UMR 8171 IMAF (Institut des mondes africains)
  • Catarina Madeira Santos, UMR 8171 IMAF (Institut des mondes africains)
  • Marie-Pierre Ballarin, UMR 205 URMIS (Unité de Recherche Migrations et Société)
  • Jocelyne Streiff-Fénart, UMR 205 URMIS (Unité de Recherche Migrations et Société)
  • Fabienne Galangau, UMR 208 IRD-MNHN PALOC (Patrimoines locaux)
  • Claire Gondart-Delcroix, UMR 5113 GRETHA (Groupe de Recherche en Économie Théorique et Appliquée)
  • Laurent Fourchard, UMR 5115 LAM (Les Afriques dans le Monde)
  • Augustin F. C. Holl, UMR 7055 Université Paris-Ouest Nanterre la Défense
  • Alain Bertho, UMR 7218 LAVUE (Laboratoire Architecture Ville Urbanisme Environnement)
  • Mélanie Bourlet, UMR 8135 LLACAN (Langage, Langues et Cultures d’Afrique Noire)
  • Aïssatou Mbodj, UMR 8171 IMAF (Institut des mondes africains)
  • Jacky Bouju, UMR 8171 IMAF (Institut des mondes africains)
  • Nicole Khouri, UMR 8171 IMAF (Institut des mondes africains)
  • Géraud Magrin, UMR 8586 Prodig (Pôle de recherche pour l’organisation et la diffusion de l’information géographique)
  • Cécile Van den Avenne, UMR5191 ICAR (Interactions, Corpus, Apprentissage, Représentations)
  • Richard Banegas, UMR7050 CERI (Centre d’études et de recherches internationales)
  • Dominique Juhé-Beaulaton, UMR7206 Eco-Anthropologie et ethnobiologie

Direction du GIS

  • Directeur : Pierre Boilley
  • Directeurs-adjoints : Céline Thiriot et Michaël Houseman