Les rencontres Audio

Le terrain ethnographique en Afrique aujourd’hui

Rencontre GIS 2014

L’Afrique des/en réseaux / Bordeaux

Intervenants:

Sophie Blanchy, Ismaël Moya, Agnès Kedzierska-Manzon, Laurent Gabail, Margaret L. Buckner

Présentation de l’atelier

L’enquête ethnographique repose sur l’engagement personnel de longue durée, continu ou fragmenté, du chercheur sur un terrain donné. Ses objets de recherche ressortent progressivement de la pratique prolongée du terrain, le plus souvent par un effet de déplacement de la  problématique initiale de l’enquête. Dans le contexte actuel des études africaines, l’enquête de terrain est désormais une pratique généralisée. Cependant, la pression institutionnelle ne cesse de croitre en faveur d’une productivité élevée sur des objets de recherche identifiables a priori. Les enquêtes multisites sont désormais une pratique commune. Enfin, les modes de financements de la recherche et les procédures de recrutement contraignent de nombreux chercheurs, en particulier les doctorants, à des terrains courts et ciblés. Cet atelier cherchera à croiser les trois questions suivantes sur l’engagement ethnographique dans les terrains africains actuels, ruraux comme urbains, marqués notamment par la mobilité des personnes et le développement des technologies de la communication. Quelles sont l’actualité et les modalités contemporaines de l’enquête ethnographique ? Quelle est la spécificité – s’il y en a une – de la connaissance produite sur les contextes africains par l’ethnographie localisée de longue durée ? Quels sont les enjeux et les conséquences personnels, matériels, professionnels et éthiques de cette pratique scientifique ?

COMMUNICATIONS

Ismael Moya
« Le déplacement comme méthode. Un terrain ethnographique à Dakar »

Agnès Kedzierska-Manzon
« De la brousse à la ville : enquêter aujourd’hui auprès des chasseurs mandingues »

Laurent Gabail
« «Au fait, c’est quoi ton travail ? « Vertus et limites de l’intrusion prolongée dans la vie des autres »

Margaret L. Buckner
« Tremblement de terrain: une ethnographie mise en question vingt ans après »