Les rencontres Audio

Les idées à pas de chameau. Échanges, migrations et circulations immatérielles en Afrique médiévale et moderne

Rencontre GIS 2014

L’Afrique des/en réseaux / Bordeaux

Intervenants:

Rémi Dewière, Hadrien Collet, Thomas Guindeuil, Cheikh Sene

Présentation de l’atelier

Au-delà des débats sur la place de l’Afrique médiévale et moderne dans le monde et dans les dynamiques de mondialisation dans lesquelles le continent s’inscrit dès l’éclosion du commerce transsaharien et transocéanique, nous souhaitons aborder avec ce panel la question de la circulation des idées, croyances, valeurs, cultures et savoirs dans le temps long en Afrique. Ce questionnement s’inscrit dans une dynamique initiée récemment autour de la question des circulations matérielles et immatérielles dans la longue durée, remise au goût du jour sur le terrain africain (Krätli, Lydon, 2011) et ailleurs (Malamut, Ouerfelli, 2012). À l’époque médiévale et moderne, l’information reste profondément attachée à l’homme et ses mouvements.  Ainsi, étudier la circulation des savoirs et des idées nous amène à étudier les réseaux, les circulations et les contacts entre les hommes. Les migrations, les transhumances et le commerce sont alors des vecteurs importants de cette circulation immatérielle. C’est pourquoi ce panel s’axe autour des raisons de cette circulation, mais aussi des dynamiques et des moyens pratiques qu’elle mobilise pour se faire. Enfin, nous espérons montrer que cette mobilité des hommes, par mer ou par terre, a un impact fort sur la progression d’idées entre les lieux d’arrivée et des origines, de l’Afrique du Nord à l’Afrique Australe.

COMMUNICATIONS

Rémi Dewière
« Références littéraires et circulation des textes au bassin du lac Tchad à la fin du XVIe siècle »

Hadrien Collet
« L’ouverture d’un canal idéel : L’axe Mali – Le Caire au XIVe-XVe siècle »

Thomas Guindeuil
« Circulation des pratiques alimentaires et commensalité caravanière sur les hauts plateaux éthiopiens
(XVIe-XIXe siècle) »

Cheikh Sene
« Traites et politique fiscale : les « coutumes » en Sénégambie au XVIIIe siècle »