Les études africaines en France, un état des lieux - Livre blanc 2016

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Les rapports d’étape, sous forme d’états des lieux réguliers, sont intéressants
et utiles car ils permettent de mesurer le chemin parcouru, que ce soit d’ailleurs
positivement ou négativement. Le GIS (groupement d’intérêt scientifique)
« Études africaines en France » s’est proposé, en lien avec une demande issue
de la direction de l’Institut national des sciences humaines et sociales (INSHS),
d’essayer par ce moyen de mieux comprendre l’évolution des recherches françaises
concernant l’Afrique.

Pensée au sein du conseil scientifique du GIS, l’étude ici présentée a mobilisé
de nombreuses compétences et la bonne volonté de dizaines de collègues qui
ont pris part à cet exercice. Nous ne pouvions prendre appui que sur quelques
rapports, dont celui de Dominique Darbon1, mais aussi celui de
Jean-Pierre Chrétien écrit en 20042, ou encore, dans un registre différent, celui
dirigé en 2010 par Jean-François Sabouret sur la place des aires culturelles au CNRS3.

De fait, aucun bilan approfondi n’a jamais été réalisé sur l’état des études
africaines en France. Aussi l’avons-nous situé résolument dans un temps qui se
veut relativement long, c’est-à-dire depuis la fondation d’une spécialité qui reste
toujours actuellement très récente. Les études africaines, dans les universités et
les organismes de recherche, n’ont en effet connu leur réelle éclosion académique
qu’à la fin des années 1950, au tournant des indépendances, même si certaines
disciplines, telles que l’ethnologie, l’archéologie ou le droit avaient précédé ce
mouvement.

Nous avons donc voulu prendre en compte cinq décennies de
recherches et de production, tout en insistant sur le tableau actuel de nos études,
afin de pouvoir en comprendre les grandes tendances. Afin de pouvoir aussi tirer
de cet exercice des pistes de réflexion pour le futur, et quelques suggestions en
direction de nos institutions de tutelle, universités ou grands établissements de
recherche.

(1) Dominique Darbon, Réflexions sur l’africanisme en France, Rapport pour le CNRS
dpt. SHS, Paris, décembre 2003.

(2) Jean-Pierre Chrétien, Réflexion sur les recherches « africanistes » en France,
Propositions, 2004.

(3) Jean-François Sabouret (dir.), Place de la recherche sur les « aires culturelles »
au CNRS : enjeux, bilan et prospectives
, Rapport pour le CNRS, 15 mars 2010.